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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 02:51

         Je m’étais promis de rentrer tôt ce soir-là. Un devoir maison qui me faisait de l’œil sur ma table de travail m’accablait depuis des jours. Mais il a fallu que je reçoive cet appel… Jeudi soir, dix-neuf heures trente, place Gambetta. J’ai rendez-vous avec Fleyo, ami et figure du rap bordelais. Je suis content de le retrouver, cela faisait longtemps qu’on devait se voir. On avait des trucs à se raconter… Il est accompagné de Maxime, Keurspi et une jeune-fille dont j’ai oublié le nom (je m’en excuse). Je les préviens. Néanmoins, ils ont décidé que j’allais manger avec eux chez un vendeur de poulet fris, gras et huileux. Je m’entends encore dire : « Pas trop tard par contre, je dois terminer ce foutu devoir. » Les évènements s’accélèrent. Un autre appel nous apprends qu’une soirée slam se tient pas loin, rue des Menuts. Mes amis poètes doivent s’y rendre en vue d’une performance. A ce moment précis je suis victime de ce que j’appelle une embuscade. J’arrête tout le monde : je ne peux décemment pas les suivre et je n’ai qu’une parole ! N’insistez pas ! Je dois impérativement achever mon œuvre littéraire. Hélas, mes arguments n’auront eu aucun impact face à la force de persuasion (subtile) de mes chers amis.

C’est ainsi que je me retrouve à la soirée slam. Chacun d’eux débite brillamment. Je croise mille et une connaissances. Je m’entretient avec elles et les débats interminables se succèdent. La raison fait surface par à-coups et me pousse, après une heure et demie, à extirper les poètes du bar-à-rimes. Après un effort incommensurable, je ne suis pas au bout de mes surprises. Un nouvel appel nous conduit chez J-Day, autre figure du hip-hop bordelais. Ce qui est drôle, c’est qu’à ce stade, je suis persuadé que je vais rentrer chez moi à l’heure et que je vais avoir le courage de m’asseoir au bureau pour composer. Mais c’est naïf de croire, à cinq heures du matin, qu’on peut encore être en état de réfléchir. Oui, cinq heures du matin, lecteur. L’heure où Maxime et Fleyo me ramènent devant ma porte après m’avoir traîné dans des endroits improbables. C’est pourquoi, j’écris cette chronique pour vous dire que la vie est parfois imprévisible. Vous faites des choix et vous êtes victime du destin… Personne ne peut rien contre le destin alors laissez vous entraîner…

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Published by Guillaume Duhan
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